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Monique s’est éteinte mercredi 9 mars en soirée…

Monique Flasaquier est morte dans la soirée du mercredi 9 mars 2016, au Centre anticancéreux Paul Strauss de Strasbourg. Depuis quatre ans elle luttait avec vaillance et espoir, mais aucun traitement n’a pu venir à bout de son cancer. Elle a été entourée jusqu’à la fin par un grand nombre d’amis qui se sont relayés avec une inlassable tendresse et sollicitude. Sa situation s’est dégradée rapidement. Monique s’est éteinte paisiblement.
Elle était née à Paris dans une famille juive marquée par la douleur de l’exil et l’angoisse des persécutions. Après de brillantes études et munie d’une grande culture, elle a marqué par ses engagements, ses actions et son efficacité tous ceux qui ont eu le privilège de travailler avec elle ou plus simplement d’avoir sa sympathie et son amitié.
Après un bac avec mention TB en 1966, une maitrise d’anglais (1969) et le diplôme de Sciences-Po Paris en 1970, elle commence ce qui sera la marque de son parcours professionnel, l’international, par un séjour à New York, attachée au Centre culturel français et obtient en 1972 un master de la New York University.
Dès mars 1973, elle est recrutée par le CNRS comme stagiaire à la DRCI mais surtout rencontre très rapidement Hubert Curien, alors directeur général du CNRS, qui l’embarque dans son équipe pionnière pour la création de la Fondation Européenne de la Science à Strasbourg. Cela sera son premier contact avec cette région. Après un séjour à Bonn de 1983 à 1989 comme correspondante des SHS au service scientifique de l’ambassade de France, elle revient à Strasbourg, attirée par le Président Gilbert Laustriat, pour créer et développer avec Patrick Cohendet un véritable service de relations internationales à l’Université Louis Pasteur. C’est l’époque de la création d’EUCOR (1989) dont elle est la chargée de mission pour l’ULP ; du démarrage des grands programmes européens de recherche ; de la création du campus de l’ISU à Strasbourg (1994) ; du lancement de la LERU (2002) pour ne citer que quelques exemples. Elle deviendra aussi la cheville ouvrière des projets internationaux du Bureau d’Economie Théorique et Appliquée (BETA). Elle rend possible la plupart des grands projets du laboratoire du programme européen : de EUNETIC en 1988/89 jusqu’aux plus récents : DIME ou Evario… Elle est jusqu’à sa retraite et bien au delà, tant que la maladie lui en laissait le loisir, un soutien sans faille pour son entourage. Elle savait être sévère et sans concession pour les plus anciens et les plus expérimentés mais d’une extraordinaire bienveillance pour les plus jeunes, dont elle était parfois source de réconfort dans les moments de doute, si naturel pour un jeune chercheur.
Chacun gardera d’elle le souvenir d’une personnalité forte, marquée par le souci du service de l’Etat. Elle était d’une redoutable efficacité : traductrice hors pair en plusieurs langues, organisatrice avisée de colloques, gestionnaire de projets, accueil des étrangers etc. Elle était intelligente, vive, avec une vision de ce que sont un laboratoire de recherche et une université.
Elle s’était fait de nombreux amis dans le monde, qu’elle aimait et sollicitait chacun à sa manière. Elle était exigeante envers eux autant qu’envers elle-même. Personne ne s’est dérobé à son amitié.

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