Partenaires




Rechercher


Accueil du site > Actualités > Expérimenter d’autres modes de scrutin le 22 avril 2012

Expérimenter d’autres modes de scrutin le 22 avril 2012

Le 22 avril, des scientifiques du Bureau d’économie théorique et appliquée (BETA, CNRS / Université de Strasbourg / Université de Lorraine) testent deux modes de scrutin alternatifs pour les présidentielles : l’un avec vote par note et l’autre avec vote par approbation. Cette expérience se déroule dans deux bureaux de vote strasbourgeois. Elle est également menée en Rhône-Alpes et en Basse-Normandie. Cette démarche vise à mieux comprendre les rouages démocratiques lors de prises de décisions collectives : elle n’a ni valeur de sondage ni d’influence sur le vote officiel, mais permet de tester les avantages et inconvénients des différents modes de scrutin.

La participation des électeurs, anonyme et sur la base du volontariat, sera sollicitée à la sortie des bureaux de vote des communes expérimentées le 22 avril 2012. Deux bulletins de vote expérimentaux, des isoloirs et une urne de vote seront à la disposition des électeurs pour leur permettre de voter dans les mêmes conditions que lors du vote officiel. Seuls les électeurs inscrits dans l’un des deux bureaux de la Salle de la bourse à Strasbourg, et ayant préalablement voté selon le mode de scrutin officiel, peuvent voter dans les bureaux expérimentaux. Les électeurs non-inscrits dans ces bureaux peuvent tester ces différents modes de scrutin sur les sites internets voteaupluriel ou votedevaleur (voir les liens ci-dessous). Le résultat des votes expérimentaux n’a bien évidemment aucune influence sur le résultat du vote officiel.

Il ne s’agit en aucun cas d’un sondage d’opinion. Cette expérience vise à mieux comprendre le fonctionnement des institutions démocratiques, à étudier les propriétés des procédures de décision collective ainsi que le comportement des électeurs face aux modes de scrutin.

Les expérimentations précédentes ont d’ores et déjà donné lieu à de nombreuses publications, telles que des rapports publics au Centre d’Analyse Stratégique et des articles scientifiques. Elles ont eu également un important écho médiatique, inhabituel pour de telles recherches académiques. Dans la perspective de 2012, la répétition de l’expérimentation vise à poursuivre les travaux scientifiques, à confirmer certains résultats ainsi qu’à susciter la participation des chercheurs en théorie du vote au débat public. 

Pour en savoir plus : communiqué de presse régionaldossier de presseDeux articles récents sur l’expérimentation à Strasbourg, et sur France-culture : 

 

Note : Cette expérimentation n’a vocation à soutenir aucun candidat, pas plus qu’elle n’est capable de prévoir qui aurait effectivement gagné les élections si le mode de scrutin avait été différent. En effet, nous avons montré par ailleurs qu’un changement de scrutin aurait eu pour conséquence un paysage politique et des préférences électorales différents, aussi le résultat expérimental ne dit-il pas qui aurait pu être élu. 

Liens

 


 

 

 

 

Modifier cet article