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La journée du BETA a eu lieu le 27 mars 2018

Le discours du Pr Myriam Doriat-Duban, Directrice du Pôle SJPEG de l’Université de Lorraine, réprésentant le Président Pierre Mutzenhardt.

 

L’histoire du BETA, depuis plus de quarante ans, presque cinquante, a été marquée par de nombreux évènements qui en font un laboratoire en croissance constante, tant au niveau de son périmètre que de ses thématiques de recherche.
Le BETA est un peu comme la fusion réussie du chêne et du roseau dont il a sû mêler les qualités respectives :
• solide comme le chêne par la qualité de ses travaux scientifiques,
• il sait plier et prendre des risques comme le roseau, en s’ouvrant régulièrement à des thématiques nouvelles, champignons mycorhiziens avec lesquels l’arbre BETA vit en symbiose et échange des éléments nutritifs indispensables à leurs croissances respectives.

Je précise :
Avec l’Université de Lorraine, la greffe date de 2005, lorsque la plupart des économistes nancéiens ont rejoint le BETA, dans le but d’accroître leur biodiversité, dans une perspective de durabilité.
Dans leur terreau :
• de la macroéconomie, de l’économétrie, de l’économie des politiques sociales
• et une nouvelle espèce : l’économie du droit, rejet printanier de l’économie publique dont elle constituait alors une jeune pousse fragile mais prometteuse.

Force est de constater que la greffe a pris et que l’arbre a résisté aux tempêtes, aux insectes nuisibles, aux pluies acides et même à l’appauvrissement du sol, dans un contexte généralisé de réduction budgétaire.
Il a donc continué à grandir et à se renforcer, encadré par trois « tuteurs », plus communément appelées tutelles dans notre environnement, elles-mêmes soumises à de fortes perturbations atmosphériques liées au changement climatique : l’Université de Strasbourg, le CNRS et l’Université de Lorraine.

Parallèlement, la branche lorraine vivait depuis très longtemps en symbiose avec des économistes d’une autre espèce, avec lesquels elle entretenait des relations d’abord pédagogiques puis scientifiques de plus en plus étroites.
Telle la sève qui monte jusqu’au sommet de l’arbre, les relations se sont intensifiées avec l’ensemble du chêne-roseau BETA , jusqu’à ce qu’émerge une volonté commune de ne faire plus qu’un.
Avec l’arrivée du LEF, le chêne devient truffier !
Pour garantir sa solidité, une tutelle est ajoutée, l’INRA, sous le regard bienveillant d’un nouveau garde forestier, AgroParisTech.

L’Université de Lorraine, dont j’ai l’honneur aujourd’hui de représenter le Président, Pierre Mutzenhardt et le vice-président du conseil scientifique, Frédéric Villieras, en tant que directrice du pôle scientifique SJPEG, se réjouissent d’avoir sur leur domaine, un chêne en pleine croissance, vigoureux et résistant aux intempéries, sur lequel ils veillent avec des partenaires dont ils partagent les ambitions.
Ils se réjouissent également d’étendre des partenariats, notamment avec l’INRA et AgroParisTech, sur des terres encore peu explorées ensemble : celles des SHS.

En rédigeant ce petit discours à connotation forestière pour lequel mon collègue directeur du pôle A2F (Agronomie, Agroalimentaire, Forêt) aurait été bien plus à l’aise que moi, j’ai appris que les chênes ont une importance cruciale en apiculture, les abeilles récoltant massivement leur pollen et leur miellat.
Nul doute donc que nous chercheurs, trouveront dans ce nouveau BETA une source inépuisable de nourriture intellectuelle pour alimenter notre production scientifique.

Mais je n’oublie pas que chez les abeilles, l’organisation de la ruche est primordiale. Si Julien est incontestablement notre roi pour cinq ans, il est assisté de trois abeilles domestiques, celles-ci s’occupant de l’entretien de la ruche, à savoir, d’après les sites internet pour apiculteur débutant : le nettoyage, le rejet à l’extérieur des cadavres (en espérant que nous n’en avons pas trop dans les placards !), le calfeutrage des fentes et des fissures, l’accueil des ouvrières au retour des sites de récolte et la ventilation de la colonie, afin de maintenir une atmosphère respirable !

Mais il se peut aussi que ces trois abeilles aient parfois à se transformer en gardiennes de notre ruche : en cas d’alarme, la gardienne adopte une posture d’intimidation : tête et pattes antérieures relevées, elle repousse les attaques des guêpes, frelons, fourmis et autres abeilles étrangères, trahis par leurs phéromones ! Pour venir au BETA, il faut donc montrer patte blanche !
C’est finalement par de chaleureux encouragements à ces quatre abeilles courageuses : Herrade, Agnès, Julien, et Serge que je souhaite conclure ce discours, au cours duquel j’espère avoir exprimé toute la confiance que l’Université de Lorraine, et le pôle SJPEG en particulier, placent dans la réussite de ce nouvel écosystème.

 

 

Voir le programme de la journée

 

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