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Sebastien Liarte dans "THE CONVERSATION" sur le dark tourism

Sébastien Liarte, Université de Lorraine et Helene Delacour, Université de Lorraine

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Le dark tourism et l’humour noir de Rémi Malingrëy. Rémi Malingrëy

 

_Un an après, Rémi Malingrëy a porté un regard graphique et personnel sur cet article. Les temps forts du 100ème anniversaire de la Bataille de Verdun sont désormais passés. En voulant ajouter une dimension ludique à travers l’organisation d’un concert de rap aux dimensions plus classiques de mémoire et d’éducation, les organisateurs ont démontré l’intérêt de pousser la réflexion autour des lieux de Dark Tourism, de ce qu’il était possible de faire ou non, un siècle après les tragiques évènements qui ont eu lieu sur ce site. Quinze jours après la polémique autour de l’annonce du concert de Black M, c’était la scénographie retenue pour une autre cérémonie, la ruée de 3400 jeunes français et allemands à travers les allées d’un cimetière militaire, qui faisait débat. Si l’on regarde le futur plutôt que le passé, cet article conserve sans doute une actualité certaine. En effet, commencent à se poser les premières questions autour des lieux de mémoire (pour ne pas encore parler de site de Dark Tourism) liés aux attentats terroristes récents et malheureusement sans doute encore à venir. _


Au cœur des débats actuellement, le concert du rappeur Black M à Verdun en marge des commémorations du 100e anniversaire de cette sinistre bataille est-il souhaitable ? S’agit-il d’une idée louable d’ouverture à la jeunesse et au futur ? D’une insulte à la mémoire des soldats tombés au front ? Ou d’une habile récupération politique de la part de l’extrême droite ?

Depuis la programmation du concert jusqu’à son annulation, les commentaires se sont multipliés, y compris au plus au niveau de l’État puisque que le Président de la République lui-même a apporté son soutien à ce concert. Cependant, un tel malaise était inévitable et seules quelques très rares analyses pointent du doigt le vrai problème : la spécificité du lieu concerné, Verdun.

Du lieu de mémoire au site de dark tourism

Comme le souligne Nicolas Lebourg dans son article dans Slate.fr,

un concert de variétés, quel que soit le chanteur, représente une incompréhension totale de ce qu’est le lieu de mémoire de Verdun.

Toutefois, si certains ont jugé possible un concert de musique sur ce lieu, c’est que Verdun dépasse le cadre d’un lieu de mémoire. En effet, Verdun est un site de dark tourism. Le dark tourism est défini comme

l’acte de voyager et de visiter des sites, attractions et exhibitions dont le thème central tourne autour de la mort, réelle ou recrée, la souffrance ou le macabre (Stone, 2006 : 146).

Ces sites sont qualifiés de sombre (dark) car la mort, le désastre ou encore la souffrance humaine constituent l’une de leurs caractéristiques principales et le thème majeur du site visité.

Stone (2006, 2010) propose une classification de ces sites sur une échelle de gravité nommée dark tourism spectrum, allant des sites les plus sombres comme les camps de concentration aux moins sombres comme le Musée Tussaud à Londres_._ Cet spectre permet de positionner les sites de dark tourism en fonction de leurs caractéristiques. Parmi elles, deux sont principalement saillantes : les proximités géographique et temporelle avec l’événement dramatique car elles impactent les autres (comme l’infrastructure touristique ou la perception du site en termes d’authenticité) à des degrés divers.

La proximité géographique distingue les lieux de mort et de désastre, c’est-à-dire là où s’est produit l’événement dramatique (le Bataclan), des lieux qui sont seulement associés à cet évènement (le cimetière du Père-Lachaise) et où il est possible de mettre la mort artificielle en exposition comme les trains fantômes par exemple. La proximité temporelle agit, elle, sur l’anxiété et l’empathie des visiteurs par rapport aux victimes.

Parmi cette variété de sites de dark tourism, un retient plus particulièrement notre attention, celui des champs de bataille. Les champs de bataille se situent du côté sombre du spectre de Stone car ils sont, par nature, des lieux de mort. Le potentiel touristique de ces champs fait depuis longtemps l’objet d’un consensus et le tourisme de guerre en général, et plus particulièrement les visites au champ de bataille, suscitent un intérêt croissant.

Parmi les champs de bataille, Verdun est un champ de bataille mythique, avec ses 26 millions d’obus causant la mort de plus de 300 000 personnes et fait 400 000 blessées en moins d’un an (Barcellini, 2009). Par ailleurs, Verdun est le site le mieux préservé de la première guerre mondiale avec ses 1,560 hectares de terrains ravagés témoignant de l’atrocité de cette guerre.

Quelle offre touristique pour un site de dark tourism comme Verdun ?

De la fin de la guerre à aujourd’hui, le site de Verdun a connu différentes orientations touristiques tant du fait de l’évolution des motivations des visiteurs que du type d’offre touristique mise en place. L’observation de ces évolutions permet de comprendre comment Verdun a dépassé le stade de site de mémoire pour devenir un véritable site touristique. Plus précisément, l’évolution s’est faite en quatre périodes.

Durant les premières années (1916-1919), le site connaît une période de tourisme que l’on peut qualifier de « patriotique ». L’enjeu est d’interdire l’accès aux « sombres curieux » attirés par les descriptions apocalyptiques des journaux d’époque. Il s’agit également de justifier le déroulé des interventions militaires et de récolter des fonds pour la reconstruction des villes et villages détruits à travers l’organisation de visites officielles pour les personnalités riches et influentes de l’époque. Ces dernières activités touristiques sont présentées au public comme des actes patriotiques et non comme de la curiosité morbide.

Débute ensuite une période de tourisme de « pèlerinage » (1920-1966). Cette deuxième période poursuit l’orientation antérieure tout en structurant l’offre autour d’un message de recueillement. Une infrastructure d’accueil réduite à son minimum est mise en place afin de préserver l’authenticité perçue (un seul restaurant ouvert en 1936). Ceci est en cohérence avec l’exigence de sobriété qui accompagne le pèlerinage et ce, tout en encourageant massivement les visites (plus d’un million de visiteurs). L’exploitation du site est strictement encadrée par l’État et les associations d’anciens combattants qui en deviennent les opérateurs et gestionnaires.

 

 

 

Dans l’ossuaire de Douaumont. "t-kTVgrb-rmoEpsPbZYDgqqdHAhG-4TJ5RX5vaoAk36qUSGkdPoA7-YbmHTHEtXqdHnhbC5vaoT8A-pvi1tx-9hRP34'>ztacular/176Fkr.co>,

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